Journée internationale contre le changement climatique : agir le 24 octobre et après

Publié le 24/10/2026
journee-climat-24-octobre-mobilisation-collective-mvn.png Des habitants de plusieurs générations échangent autour d’un plan de quartier lors d’une rencontre pour le climat.

Face au changement climatique, il arrive de ne plus savoir par où commencer. Les informations s’accumulent, les conseils se contredisent parfois et les contraintes du quotidien ne disparaissent pas parce qu’une date invite à se mobiliser. Pourtant, entre tout changer et ne rien faire, il existe une place bien réelle : choisir une action utile, adaptée à sa situation, et lui donner une suite.

À l’occasion de la Journée internationale contre le changement climatique, le 24 octobre, nous vous proposons de sortir du défi de la perfection. Pas de panier rempli d’objets « verts », pas de compétition entre voisins, pas de promesse de sauver le climat en un samedi. L’objectif est plus simple : comprendre ce qui compte, repérer une marge de manœuvre et, si possible, agir avec d’autres. Une journée peut devenir un point de départ plutôt qu’une parenthèse.

Le fil conducteur MVN

Une action accessible, une personne avec qui avancer et un prochain rendez-vous. Le bon engagement n’est pas celui qui impressionne le plus, mais celui qui répond à un besoin réel et que l’on peut prolonger.

Comprendre sans se noyer dans les chiffres

Le changement climatique n’est pas simplement une succession de journées inhabituellement chaudes. Il concerne des évolutions durables du système climatique. La météo décrit ce qui se passe à un endroit et à un moment donnés ; le climat se regarde sur des périodes longues. Une semaine fraîche ne suffit donc pas à contredire le réchauffement, pas plus qu’une seule journée chaude ne permet d’en expliquer toutes les causes.

Dans son rapport de synthèse de 2023, le GIEC conclut que les activités humaines ont sans équivoque provoqué le réchauffement mondial, principalement par les émissions de gaz à effet de serre. Son message n’est pas seulement un constat : chaque fraction de réchauffement supplémentaire augmente les risques, et les choix faits aujourd’hui comptent pour la suite. Ce cadre aide à comprendre pourquoi réduire les émissions reste important, même lorsque certains changements sont déjà engagés.

Réduire les émissions et s’adapter sont deux démarches complémentaires

Limiter les émissions consiste à agir sur les causes du réchauffement. S’adapter revient à réduire notre vulnérabilité à ses conséquences : mieux protéger un logement de la chaleur, organiser une entraide pendant les épisodes difficiles ou préserver des espaces ombragés. Ces démarches ne s’annulent pas. Une rue plus agréable à parcourir à pied peut faciliter des déplacements sans voiture et rendre le quartier plus accueillant, selon son aménagement.

Il faut cependant éviter les raccourcis. Planter un arbre ne compense pas automatiquement un voyage, et ramasser des déchets ne fait pas disparaître les émissions d’une activité. Chaque action répond à un mécanisme précis. Se demander « quel problème est-ce que je cherche à réduire ? » permet de choisir plus lucidement, sans dévaloriser les initiatives qui servent d’autres objectifs environnementaux.

Choisir son point de départ plutôt que collectionner les injonctions

Nous ne disposons pas tous des mêmes leviers. Habiter à proximité d’un réseau de transports, être propriétaire d’un logement ou pouvoir choisir librement son emploi du temps change les possibilités d’action. Le revenu, la santé, l’âge et les responsabilités familiales comptent aussi. Une démarche sérieuse commence par reconnaître ces différences, et non par distribuer de bonnes ou de mauvaises notes aux personnes.

Pour trouver un point de départ, regardez une semaine ordinaire. Quels déplacements reviennent souvent ? Quels aliments sont régulièrement jetés ? Quels achats sont décidés trop vite ? Quel inconfort du logement mérite d’être signalé ? Il ne s’agit pas de produire un bilan parfait, mais de faire apparaître une situation concrète. Un problème bien défini est plus facile à traiter qu’une résolution immense comme « vivre de façon écologique ».

Faire un choix à la fois utile et possible

Retenez un domaine sur lequel vous avez réellement prise. Si vous dépendez d’une voiture pour travailler, vous pouvez peut-être commencer ailleurs, ou organiser un covoiturage occasionnel plutôt que promettre son abandon. Si le budget alimentaire est serré, mieux gérer les restes peut être un objectif plus pertinent que changer toutes les références achetées. La cohérence ne demande pas de transformer simultanément tous les aspects de sa vie.

Écrivez ensuite votre action en une phrase observable : « Je teste le bus pour mon trajet du samedi », « Je prépare deux repas avec ce qui reste au réfrigérateur » ou « Je contacte le propriétaire au sujet de cette fenêtre ». Une phrase précise permet de voir ce qui avance. Elle rend aussi plus facile la demande d’aide : une personne peut vous accompagner sur un trajet ou vous aider à formuler un courrier.

Repenser un déplacement récurrent

Les déplacements ne se résument pas aux vacances. Les trajets répétés façonnent l’organisation de la semaine : travail, courses, école, rendez-vous ou visites à un proche. C’est pourquoi observer un seul trajet habituel peut être intéressant. La première question n’est pas forcément « quel véhicule acheter ? », mais « ce déplacement peut-il être évité, regroupé, partagé ou réalisé autrement, au moins certaines fois ? ».

Avant de tester une alternative, vérifiez les détails qui rendent l’essai réaliste : horaire du retour, correspondance, accès à pied, éclairage, possibilité de transporter un sac et solution en cas de fatigue. Un trajet théoriquement disponible n’est pas forcément utilisable dans votre situation. La sécurité et l’accessibilité doivent rester des conditions de départ, pas des obstacles que l’on vous demande d’ignorer au nom de l’engagement.

Tester avant de s’engager

Le samedi peut servir à découvrir calmement un itinéraire, sans la pression d’une arrivée au travail. Faites l’essai avec un proche si cela vous rassure. Notez ce qui fonctionne et ce qui coince. Un détour désagréable, l’absence d’un passage protégé ou un horaire mal adapté constituent des informations utiles à transmettre à la collectivité, surtout lorsque plusieurs habitants rencontrent la même difficulté.

Si aucune alternative complète n’est accessible, cherchez une amélioration partielle : regrouper deux courses, éviter un aller-retour inutile, partager un déplacement récurrent ou organiser autrement une livraison. Il n’est pas nécessaire de présenter ces solutions comme universelles. Une action modeste mais répétée peut être plus solide qu’un engagement spectaculaire abandonné dès la première semaine compliquée.

Faire évoluer les repas sans tout bouleverser

L’alimentation permet d’agir à plusieurs moments : choix des aliments, organisation des courses, préparation, conservation et gestion des restes. Pour commencer sans augmenter ses dépenses, le contenu du réfrigérateur est souvent plus instructif qu’une nouvelle liste de produits à acheter. Regardez ce qui doit être consommé rapidement, ce qui reste fermé et ce qui finit régulièrement à la poubelle. Vous repérerez peut-être un achat trop généreux ou un format mal adapté.

Préparer un repas avec ce que l’on possède déjà n’a rien d’une punition. Une soupe peut accueillir plusieurs légumes, des restes de céréales peuvent compléter une poêlée et des portions conservées dans de bonnes conditions peuvent simplifier un déjeuner. Respectez toujours les règles de conservation et de sécurité alimentaire. L’objectif n’est pas de manger un aliment douteux pour ne pas le jeter, mais d’éviter qu’il devienne douteux par manque d’organisation.

Ouvrir une place à d’autres habitudes

Vous pouvez aussi essayer une recette où les légumes secs occupent une vraie place : lentilles mijotées, pois chiches en salade ou haricots dans une préparation familiale. Le changement fonctionne mieux lorsque le repas reste apprécié et suffisamment nourrissant. Il ne s’agit pas de prescrire un régime universel ni de transformer un repas partagé en débat moral. Les besoins particuliers et les éventuelles adaptations alimentaires restent à prendre en compte.

Les mentions « local », « biologique », « de saison » ou « peu emballé » éclairent des dimensions différentes. Aucune ne résume à elle seule l’ensemble des impacts d’un produit. Évitez de chercher une étiquette magique qui résoudrait tout. Une démarche peut associer davantage de cuisine simple, moins de gaspillage et une meilleure compréhension des modes de production, sans prétendre comparer précisément chaque aliment à partir de son apparence.

Mieux comprendre les modes de production

Notre guide distingue plusieurs approches agricoles et les questions qu’elles posent. Une lecture pour approfondir les choix alimentaires sans réduire tous les enjeux à une seule étiquette.

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Enfin, pensez à la convivialité. Inviter une personne à découvrir une recette accessible est souvent plus accueillant que lui expliquer ce qu’elle devrait supprimer. Partagez le coût, le temps de préparation et les astuces qui rendent le plat pratique. Une habitude durable se construit aussi avec du plaisir, des compétences et la possibilité de refaire la recette un soir ordinaire.

Agir dans son logement, à sa mesure

Le logement concentre des questions d’énergie, de confort et parfois de précarité. Les possibilités d’action varient fortement selon que l’on est locataire, propriétaire, hébergé ou en copropriété. Pour éviter les conseils hors sol, commencez par ce qui vous gêne réellement : courant d’air, pièce difficile à chauffer, surchauffe, équipement mal compris ou facture devenue pesante. Cette observation peut orienter une demande utile plutôt qu’un achat précipité.

Une première démarche consiste à retrouver les notices, comprendre les réglages et repérer les usages inutiles. Mais une difficulté structurelle ne se corrige pas toujours avec un petit geste. Un logement très mal isolé, une panne ou une ventilation défectueuse peuvent nécessiter une intervention. Ne vous attribuez pas personnellement la responsabilité d’un problème technique ou d’une situation sur laquelle vous n’avez pas la main.

Ne pas opposer sobriété, confort et sécurité

Économiser l’énergie ne signifie pas vivre dans un logement dangereux ou inadapté aux occupants. Les besoins d’un nourrisson, d’une personne âgée ou d’une personne malade ne se traitent pas avec une consigne générale appliquée aveuglément. Ne bouchez pas les dispositifs de ventilation, ne modifiez pas un appareil de chauffage sans compétence et n’improvisez pas de solution de combustion intérieure. La sécurité passe avant le défi du jour.

Si vous envisagez des travaux, le bon geste du samedi peut être de réunir les documents et de demander un accompagnement indépendant, plutôt que de signer immédiatement un devis. Clarifiez les besoins, les autorisations, les contraintes et le budget. Une décision technique mérite du temps. Se donner une étape de préparation constitue déjà une action, même si elle ne produit pas une photographie spectaculaire à partager.

Penser aussi à l’air de son logement

Un logement économe doit rester un lieu de vie sain. Retrouvez les repères du dossier consacré aux sources de pollution intérieure.

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Acheter moins, faire durer davantage

Une mobilisation pour le climat peut paradoxalement devenir une occasion de consommer : gourdes, accessoires, textiles ou objets présentés comme indispensables à une nouvelle vie responsable. Avant de remplacer un équipement qui fonctionne, posez une question simple : quel besoin n’est pas satisfait aujourd’hui ? Si la réponse est seulement de posséder une version plus séduisante, vous pouvez probablement attendre et utiliser ce qui est déjà disponible.

Faire durer demande parfois un peu d’organisation. Retrouver une pièce, recoudre une couture, nettoyer selon la notice ou demander un diagnostic peut prolonger l’usage d’un objet. Tout n’est pas réparable et toutes les réparations ne sont pas accessibles financièrement. L’important est de vérifier les possibilités avant de conclure au remplacement, sans culpabiliser lorsque la sécurité ou l’absence de solution impose une autre décision.

Mutualiser sans déplacer les difficultés

Un objet utilisé rarement peut parfois être emprunté ou partagé. Mais une bonne mutualisation précise les règles : réservation, transport, entretien, consommables et responsabilité en cas de dommage. Sans ce cadre, le partage risque de reposer sur la disponibilité permanente d’une seule personne. Commencez petit, entre personnes qui se connaissent, avec un matériel adapté à leurs compétences et à leurs usages.

La seconde main peut également répondre à un besoin, à condition de vérifier l’état, la compatibilité et les exigences de sécurité du produit. Elle ne justifie pas de multiplier les achats inutiles. Le principe reste le même : chercher une solution à un usage concret, pas accumuler parce que l’occasion paraît vertueuse. Parfois, la décision la plus simple est de reporter l’achat et de constater que le besoin disparaît.

Climat, nature et déchets : distinguer les enjeux sans les séparer

Préserver un milieu naturel, réduire des déchets et limiter les émissions sont des objectifs liés, mais différents. Cette distinction aide à parler honnêtement des actions. Une collecte de déchets dans un quartier peut améliorer le cadre de vie et empêcher des objets de rejoindre les milieux aquatiques. Il n’est pas nécessaire de lui attribuer une économie de carbone non mesurée pour reconnaître son intérêt.

De même, installer une plante ne suffit pas à démontrer un bénéfice climatique durable. Les projets de végétalisation doivent tenir compte du lieu, des espèces, de l’eau disponible, de l’entretien et des usages. Sur un espace public, une initiative nécessite des échanges et parfois des autorisations. Une plantation sans suivi peut échouer ; un projet préparé avec les habitants a davantage de chances de répondre à leurs besoins.

La biodiversité mérite aussi son attention

Préserver les milieux et le vivant ne se résume pas à compter du carbone. Ce dossier prolonge la réflexion sur la diversité biologique.

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Le compost : une démarche à organiser

Le compostage peut trouver sa place lorsqu’il existe une solution adaptée au logement et des consignes claires. Il ne consiste pas à déposer n’importe quel déchet dans un bac et à oublier la suite. Renseignez-vous sur le dispositif local, les apports acceptés et la personne qui assure le suivi. En habitat collectif, la continuité du fonctionnement compte autant que l’enthousiasme du lancement.

Réduire les déchets alimentaires à la source reste complémentaire. Acheter une quantité adaptée, conserver correctement et cuisiner les aliments avant leur dégradation évite de considérer le compost comme une permission de gaspiller. Pour un samedi d’action, une visite d’un site de compostage ou une discussion avec ses référents peut être plus utile qu’une installation improvisée dont personne ne pourra s’occuper ensuite.

Composter avec une méthode adaptée

Pour passer de l’intention au fonctionnement quotidien, découvrez les repères de notre guide du compostage maison.

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Donner une dimension collective à son action

Les décisions individuelles comptent, mais elles dépendent aussi de l’offre disponible, des infrastructures et des choix des organisations. Un trajet devient plus facile à faire autrement lorsqu’un service existe. Réparer devient plus accessible lorsqu’un atelier et des pièces sont disponibles. Cette réalité ne diminue pas l’engagement personnel ; elle montre pourquoi les démarches collectives méritent une place centrale dans une journée consacrée au climat.

Vous pouvez commencer par rejoindre une initiative existante plutôt que créer votre propre structure : atelier de réparation, association de quartier, groupe de mobilité, jardin partagé ou collectif d’habitants. Vérifiez ce que l’organisation propose réellement, les conditions de participation et l’accessibilité. Une annonce ancienne ne garantit pas qu’une rencontre ait lieu cette année. Prenez contact avant de vous déplacer et évitez de relayer un programme non confirmé.

Formuler une demande précise

Une démarche auprès d’une école, d’un employeur ou d’une commune gagne à décrire une difficulté observable et une proposition praticable. « Il faudrait agir pour le climat » est un appel légitime, mais peu opérationnel. « Plusieurs salariés souhaitent tester un jour de covoiturage et un emplacement de rendez-vous » ouvre une discussion plus concrète. Indiquez qui est concerné, ce qui manque et quelle première étape pourrait être essayée.

Accueillez aussi les contraintes des autres. Un bénévole ne dispose pas d’un temps infini, une personne en situation de handicap peut avoir besoin d’un accès spécifique et un parent ne peut pas toujours venir sans enfant. Prévoir des rôles variés, des durées courtes et des informations lisibles rend la mobilisation plus ouverte. L’action collective n’est pas seulement une addition de bonnes volontés : c’est aussi un travail d’organisation et d’écoute.

Un samedi concret, sans programme impossible

Pour le samedi 24 octobre 2026, choisissez un programme qui tient dans votre vie réelle. Il peut durer une heure plutôt qu’une journée entière. Commencez par définir ce que vous voulez obtenir : avoir testé un trajet, réparé un objet, préparé des repas ou pris contact avec une initiative. Si le résultat attendu est clair, vous saurez mieux ce qu’il faut préparer et ce qui peut attendre.

Avant : préparer juste ce qu’il faut

Rassemblez les informations indispensables et vérifiez les horaires. Si vous êtes plusieurs, répartissez les tâches sans supposer que quelqu’un se chargera de tout. Prévoyez ce qui permet de participer confortablement : trajet accessible, tenue adaptée, matériel sûr et durée annoncée. Pour un atelier ou une sortie, gardez une solution de repli. Une mobilisation réussie n’a pas besoin de mettre les participants en difficulté pour paraître ambitieuse.

Pendant : faire, observer et transmettre

Concentrez-vous sur l’action choisie. Notez les détails utiles pour la reproduire : temps nécessaire, coût éventuel, difficulté rencontrée, personne à contacter. Si vous partagez une photo, respectez l’accord des personnes photographiées, en particulier lorsqu’il s’agit d’enfants. Montrer une méthode ou un objet réparé peut être aussi intéressant qu’une image de groupe. La communication doit servir l’action, pas devenir sa raison principale.

Après : prévoir la suite immédiatement

Avant de passer à autre chose, choisissez une prochaine étape courte. Cela peut être refaire la recette la semaine suivante, transmettre une demande, revenir à l’atelier ou essayer le trajet en conditions ordinaires. Si l’essai n’a pas fonctionné, précisez pourquoi. Un obstacle identifié n’est pas un échec personnel : c’est une information pour adapter la démarche ou demander un changement qui dépasse votre responsabilité individuelle.

Faire durer l’élan et garder son équilibre

La répétition peut être plus utile que la multiplication des résolutions. Après quelques semaines, demandez-vous ce qui s’est installé naturellement et ce qui demande trop d’efforts. Simplifiez avant d’abandonner. Peut-être faut-il réduire la fréquence, partager une tâche ou choisir un autre domaine. Une habitude durable s’adapte aux périodes chargées, aux imprévus et aux évolutions de la vie familiale.

Il est également possible de suivre ses progrès sans transformer le quotidien en tableau de surveillance. Compter les trajets partagés, les repas préparés avec des restes ou les objets remis en usage permet de voir ce qui a réellement changé. Ces indicateurs décrivent des actions ; ils ne donnent pas automatiquement une quantité d’émissions évitées. Pour annoncer un résultat climatique chiffré, il faut une méthode adaptée et des hypothèses explicites.

Ne pas faire de l’écologie une épreuve de pureté

Personne ne vit en dehors des systèmes de transport, de logement, de production et de consommation. Repérer ses contradictions peut aider à avancer ; les utiliser pour se disqualifier ou disqualifier les autres n’aide guère. Vous pouvez défendre une amélioration collective tout en dépendant aujourd’hui d’un équipement ou d’une organisation imparfaite. Le sujet est de faire évoluer les possibilités, pas de réserver la parole aux personnes supposées irréprochables.

Si les informations climatiques prennent trop de place, il est raisonnable d’espacer leur consultation, de choisir des sources identifiées et de consacrer du temps à des activités concrètes ou à des échanges apaisés. L’engagement doit pouvoir cohabiter avec le repos, les relations et les autres responsabilités. Si une détresse devient persistante ou perturbe fortement votre quotidien, cherchez un accompagnement adapté plutôt que de vous imposer davantage d’actions.

À retenir pour le 24 octobre

Choisissez une action précise et accessible. Vérifiez ce qu’elle permet réellement d’améliorer. Associez une autre personne lorsque cela aide. Notez un résultat observable et fixez une suite. Inutile d’acheter un nouvel objet pour commencer, de promettre une neutralité carbone ou de tout réussir en un jour.

Ce samedi peut être un moment pour reprendre prise, à sa mesure. Un trajet essayé, un gaspillage évité, un objet remis en service ou une demande collective bien formulée ne résout pas seul le changement climatique. Mais une action réelle, prolongée et partagée vaut mieux qu’une promesse immense. Le lendemain compte autant que la journée elle-même.

Questions fréquentes

Que faire le 24 octobre si je n’ai qu’une heure ?

Choisissez une action délimitée : tester un trajet, préparer un repas avec des aliments déjà disponibles, chercher une solution de réparation ou contacter une initiative locale. Fixez ensuite une petite étape de suivi.

Faut-il acheter du matériel pour participer ?

Non. Commencez par les ressources déjà disponibles et par un besoin réel. Un achat ne constitue pas une condition pour agir.

Une collecte de déchets est-elle une action climatique ?

Elle peut être utile au cadre de vie et aux milieux naturels, mais elle ne permet pas à elle seule de quantifier des émissions évitées. Décrivez son objectif réel sans lui attribuer un bilan carbone non mesuré.

Dois-je renoncer à ma voiture pour commencer ?

Non. Les alternatives dépendent du lieu, de la santé, des horaires et des responsabilités. Vous pouvez tester une solution partielle ou commencer dans un autre domaine.

Comment agir lorsque l’on est locataire ?

Repérez une difficulté précise, vérifiez les réglages accessibles et demandez une intervention lorsque le problème nécessite des travaux. Ne modifiez pas les équipements et ne bouchez pas la ventilation.

Le compostage remplace-t-il la lutte contre le gaspillage ?

Non. Mieux acheter, conserver et cuisiner reste complémentaire. Le compostage demande aussi un dispositif adapté et un suivi.

Comment trouver une action collective près de chez soi ?

Renseignez-vous auprès des associations et services locaux, puis vérifiez directement les horaires, les conditions de participation et l’accessibilité avant de vous déplacer.

Comment savoir si mon action a servi ?

Suivez un résultat observable, comme un trajet partagé ou un objet remis en usage. Une estimation d’émissions évitées exige une méthode spécifique ; elle ne se déduit pas automatiquement de ce comptage.

Faut-il réussir à tout changer dès le premier jour ?

Non. Une action réaliste, suivie et adaptée est préférable à un programme impossible. Les contraintes personnelles et les leviers collectifs doivent être pris en compte.

Un complément alimentaire a-t-il sa place dans cette démarche ?

Aucun complément alimentaire n’est proposé comme réponse au changement climatique dans cet article. Les actions présentées concernent les usages quotidiens et la mobilisation collective.

Sources et références

GIEC, Climate Change 2023 — Synthesis Report : cadre scientifique sur le changement climatique, l’atténuation et l’adaptation.

Consulter le rapport de synthèse du sixième cycle d’évaluation

Consulter les principaux messages du résumé à l’intention des décideurs

⚠️ Information importante

Les informations contenues sur cette page sont fournies à titre informatif et éducatif. Elles ne constituent pas un avis médical et ne remplacent ni un diagnostic ni une consultation. Les plantes présentées et non alléguées explicitement relèvent de l’usage traditionnel et sont présentées à titre documentaire. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Tenir hors de portée des enfants.

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