Centella asiatica : découvrir le gotu kola et ses préparations

Publié le 05/05/2026 · Mis à jour le 24/10/2026
Feuilles vertes arrondies de Centella asiatica sur fond clair.

Petites feuilles arrondies, noms multiples et composés triterpéniques : la Centella asiatica, aussi appelée gotu kola, invite à découvrir plusieurs facettes de la phytothérapie. Son histoire et les travaux qui lui sont consacrés touchent notamment la peau, certaines mesures de microcirculation et les fonctions cognitives.

Cette fiche vous accompagne de la plante à ses préparations : parties aériennes, asiaticoside, madécassoside, poudres et extraits. Elle distingue les usages traditionnels des observations scientifiques et présente les repères concrets pour lire une composition.

Une petite plante rampante, aux feuilles bien reconnaissables

La Centella asiatica appartient à la famille des Apiacées. Les noms gotu kola, hydrocotyle asiatique et herbe du tigre désignent couramment cette plante. Dans les publications plus anciennes, on peut aussi rencontrer Hydrocotyle asiatica. Retrouver ces synonymes permet de suivre son histoire sans prendre chaque appellation pour un ingrédient différent. Le nom botanique complet reste le meilleur point de départ pour comparer des documents. [2]

C’est une plante herbacée rampante, dont les feuilles arrondies évoquent un petit rein ou un éventail. Leurs bords sont découpés en lobes peu profonds et leurs nervures dessinent un réseau visible. Elle est décrite dans les régions tropicales et subtropicales de différents continents, notamment en Asie et à Madagascar. La revue de Bylka mentionne aussi l’Afrique équatoriale, l’Amérique centrale et l’Océanie. Cette répartition ne permet pas, à elle seule, de connaître la provenance d’un extrait commercial.

Dans le vocabulaire des plantes médicinales, herba ne signifie pas une gélule ni une seule molécule. Le terme renvoie ici aux parties aériennes. La monographie européenne emploie précisément « Centella asiatica, herba ». La revue de botanique et de cosmétologie décrit des parties aériennes séchées et fragmentées. Il faut donc garder séparés le nom de la plante, la partie utilisée et la forme qui arrive dans le produit fini. [1, 2]

Une photographie aide à découvrir son port et ses feuilles, mais ne certifie ni l’identité d’une matière première broyée ni sa composition. Pour une poudre, une infusion ou un extrait, l’identification repose sur les documents et les contrôles du fournisseur. Cette différence explique pourquoi un joli visuel végétal et une fiche technique ont des fonctions complémentaires : l’un montre, l’autre caractérise.

Des traditions anciennes à la phytothérapie contemporaine

La Centella occupe une place ancienne dans plusieurs traditions asiatiques. Les revues décrivent son utilisation dans des contextes très divers, notamment autour de la peau et, dans certaines traditions, des fonctions mentales. On rencontre également le nom mandukaparni dans les publications consacrées à l’Ayurveda. Cette histoire explique son intérêt actuel et la diversité des questions que les chercheurs lui consacrent. [2, 5]

Un usage historique mérite d’être présenté avec son contexte. La matière végétale disponible, la manière de la préparer et l’objectif poursuivi peuvent changer d’un lieu à l’autre. Une préparation locale appliquée sur la peau, une boisson traditionnelle et une fraction extraite en laboratoire ne correspondent pas à une seule intervention. La continuité du nom ne signifie pas la continuité de toutes les modalités d’emploi.

Il est utile de distinguer trois registres. Le premier raconte ce qui a été pratiqué au fil du temps. Le deuxième décrit les résultats d’expériences et d’essais, avec leurs méthodes. Le troisième précise le cadre d’un médicament à base de plante lorsqu’une monographie existe. Ces registres peuvent se compléter, mais ils ne répondent pas exactement à la même question. Une tradition n’est pas un résultat clinique chiffré ; un résultat biologique n’est pas une recommandation générale.

Cette distinction rend la découverte plus intéressante, pas moins. On peut apprécier l’histoire d’une plante, comprendre pourquoi ses constituants sont étudiés et regarder ce que les travaux permettent réellement de retenir. Pour la Centella, la peau, les fractions triterpéniques et certaines mesures de microcirculation constituent ainsi des fils de lecture distincts, que cette fiche déroule séparément.

Les centelloïdes : quatre noms pour comprendre la composition

Les constituants les plus souvent cités sont l’asiaticoside, le madécassoside, l’acide asiatique et l’acide madécassique. Ils appartiennent au groupe des triterpènes pentacycliques. Le mot « pentacyclique » décrit une structure chimique comprenant cinq cycles ; il ne mesure pas la puissance d’un produit. Les revues utilisent aussi les termes centelloïdes et centellosides pour évoquer des familles de composés caractéristiques de la plante. [2]

L’asiaticoside et le madécassoside comportent des parties sucrées liées à leur structure. Les acides asiatique et madécassique sont des molécules apparentées, mais leurs noms ne sont pas interchangeables. Dans une analyse, additionner plusieurs composés pour exprimer des « triterpènes totaux » n’est pas la même chose que mesurer uniquement l’asiaticoside. Un résultat doit toujours être lu avec la définition de ce qui a été dosé.

La plante contient aussi d’autres familles de substances, dont des flavonoïdes et des tanins décrits dans la revue de Bylka. Son profil ne se réduit donc pas à quatre lignes. Toutefois, la présence d’une longue liste de molécules ne permet pas de prévoir automatiquement un effet chez une personne. La composition sert d’abord à identifier et à comparer les matières premières.

Les proportions peuvent varier selon la matière végétale et sa provenance. Une analyse chromatographique sépare des constituants afin de les identifier ou de les quantifier ; la revue évoque notamment la chromatographie liquide. Pour le lecteur, l’information la plus utile est souvent plus simple : quels marqueurs sont annoncés, en quelle quantité et pour quelle portion du produit ? Un nom de méthode seul ne remplace pas le résultat qu’elle a permis d’obtenir.

Enfin, « naturel » ne signifie pas « identique d’un flacon à l’autre ». Une poudre de parties aériennes conserve un ensemble de constituants de la plante. Une fraction enrichie met davantage l’accent sur certains d’entre eux. Ces deux présentations peuvent porter le même nom botanique tout en donnant des profils analytiques très différents. C’est une raison concrète de regarder au-delà du nom imprimé en grand.

Quelques termes de la composition
Terme Ce qu’il désigne
Parties aériennes La matière végétale décrite sous le terme herba
Asiaticoside et madécassoside Deux composés triterpéniques comportant des parties sucrées
Acides asiatique et madécassique Deux autres composés apparentés, à distinguer des précédents
Titrage La proportion mesurée d’un marqueur ou groupe défini

Poudre, extrait et fraction triterpénique : ce qui change

La poudre résulte du broyage d’une matière végétale. Un extrait résulte d’une opération d’extraction, qui sélectionne une partie des constituants selon les conditions employées. L’eau et les mélanges hydroalcooliques ne se comportent pas de la même manière. Le procédé, les supports éventuels et les étapes de concentration participent à la définition de l’ingrédient final. [2]

Dans les publications sur la Centella, plusieurs sigles apparaissent : TECA, TTFCA ou TTF, notamment. Ils renvoient à des extraits ou fractions caractérisés dans les documents concernés. La revue de Bylka décrit en particulier des préparations comprenant 40 % d’asiaticoside et un mélange d’acides asiatique et madécassique. Ces 40 % ne doivent pas être réécrits comme « 40 % de triterpènes totaux » pour toutes les préparations : ce serait changer la signification de la composition.

Le rapport entre la quantité initiale de plante et l’extrait obtenu peut aussi figurer dans une documentation technique. Il renseigne sur la préparation, mais ne suffit pas à connaître les marqueurs chimiques. Deux extraits présentant un même rapport peuvent différer par leurs solvants et leur composition. À l’inverse, deux masses différentes peuvent apporter une même quantité d’un marqueur lorsque leurs titrages ne sont pas identiques.

Un calcul fictif aide à comprendre ce vocabulaire : 100 mg d’un extrait titré à 10 % d’un marqueur correspondent à 10 mg de ce marqueur. Ce n’est pas un conseil de prise, seulement une lecture d’étiquette. Il faut encore savoir quel composé est mesuré, si le pourcentage concerne l’extrait lui-même et quelle quantité d’extrait est contenue dans la portion quotidienne.

Cette précision évite de comparer uniquement le nombre de gélules. Deux gélules ne constituent pas une unité de composition universelle. Elles peuvent contenir des poudres, des extraits ou des mélanges très différents. Pour la Centella comme pour les autres plantes, la comparaison devient réellement informative lorsque le nom botanique, la partie, la préparation et la quantité sont réunis.

Ce que décrit réellement la monographie européenne

La monographie finale adoptée par l’EMA le 30 mars 2022 concerne les parties aériennes de Centella asiatica. Elle décrit un médicament traditionnel à base de plante utilisé pour aider à la cicatrisation des petites plaies, dans les conditions précisées par le document. L’usage est fondé sur l’ancienneté de l’utilisation. La voie d’administration est cutanée. [1]

Les formes décrites sont une matière végétale fragmentée préparée en infusion pour des compresses et une matière végétale pulvérisée destinée à une application cutanée. La monographie fixe des modalités propres à ces préparations, une utilisation adulte et une durée limitée. Elle ne présente pas ces formes comme un traitement oral de l’insuffisance veineuse. Cette lecture permet de remettre le cadre institutionnel à sa juste place.

La voie d’utilisation est essentielle. Une substance appliquée localement et une substance avalée ne suivent pas le même parcours. Une indication cutanée ne permet donc pas de déduire une quantité de gélules à prendre. Les grammes de matière végétale employés dans une préparation externe ne doivent pas être convertis en dose alimentaire.

Le document européen est surtout utile pour reconnaître un périmètre précis : quelle matière, quelle forme et quel usage traditionnel sont décrits ensemble ? Pour une utilisation médicale locale, le choix d’une préparation adaptée et les conseils du pharmacien restent préférables à une fabrication improvisée à partir d’un complément. Les plaies profondes, étendues, infectées ou difficiles à cicatriser demandent une évaluation adaptée.

Pourquoi les recherches parlent-elles de fibroblastes et de collagène ?

Les fibroblastes sont des cellules impliquées dans la production de composants de la matrice extracellulaire. Cette matrice constitue un environnement organisé autour des cellules, dans lequel le collagène occupe une place importante. Les travaux sur la Centella explorent notamment le comportement de fibroblastes, la production de collagène et différents marqueurs de réparation tissulaire. [2, 3]

Dans les expériences décrites par les revues, certaines préparations ou molécules isolées modifient des paramètres de culture cellulaire ou des mesures réalisées chez l’animal. Les chercheurs observent par exemple l’hydroxyproline, utilisée comme indicateur lié au collagène, ou des caractéristiques du tissu formé. Ces travaux fournissent des pistes sur les mécanismes et aident à formuler des hypothèses pour les études suivantes.

Il faut cependant garder l’échelle de l’expérience. Une augmentation d’un marqueur dans une culture n’est pas la mesure d’une peau plus ferme après l’ingestion d’un complément. La dose au contact des cellules, la durée d’exposition et la disponibilité des molécules ne reproduisent pas spontanément une prise orale. C’est précisément le rôle des essais humains de tester des questions différentes, dans des conditions définies.

Le collagène déjà présent dans l’organisme et le collagène proposé comme ingrédient d’un produit sont également deux sujets distincts. La Centella est une plante contenant des composés triterpéniques ; elle n’est pas elle-même du collagène. Réunir les deux ingrédients dans une formule décrit une composition. Pour parler d’une synergie clinique, il faudrait examiner des résultats obtenus sur l’association elle-même.

Comprendre le collagène de type I

Le collagène est un autre ingrédient de SVD Complex. Sa fiche distingue protéine, peptides et préparations, pour compléter les notions de matrice tissulaire.

Lire la fiche Collagène →

Les études humaines consacrées à la cicatrisation

La revue systématique publiée en 2022 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health a retenu quatre essais cliniques. Les travaux examinent différents aspects de la cicatrisation : contraction des plaies, réépithélialisation, aspect cutané, érythème ou évaluations de la douleur. Ce panorama montre un intérêt clinique réel pour la plante, tout en soulignant que les protocoles ne décrivent pas une intervention unique. [3]

Les auteurs évoquent des résultats encourageants et plusieurs mécanismes possibles, mais demandent davantage d’études pour établir des synthèses quantitatives solides. Le nombre d’essais retenus et leur diversité comptent autant que la conclusion générale. Une revue systématique peut organiser les connaissances sans parvenir à une estimation applicable à toutes les formes disponibles.

La cicatrisation elle-même dépend du type de lésion, de sa profondeur, de son environnement et de l’état de santé de la personne. Une évolution observée dans une situation clinique particulière ne prédit pas celle d’une autre plaie. C’est pourquoi les comparaisons doivent conserver la nature des soins et les critères suivis, plutôt que retenir uniquement un mot comme « réparation ».

Pour un lecteur qui découvre la phytothérapie, le bon enseignement est de reconnaître un domaine de recherche et ses préparations. Il ne s’agit pas de chercher à reproduire un protocole avec la première poudre disponible. Une prise en charge de plaie repose sur des soins adaptés ; la place éventuelle d’un médicament végétal se discute dans ce cadre.

Cosmétique, peau et vergetures : regarder la formule étudiée

La Centella et certains de ses constituants sont présents dans la littérature cosmétique. La revue de Bylka décrit des produits appliqués sur la peau, parfois associés à d’autres ingrédients. Elle rapporte notamment des travaux sur une combinaison de madécassoside et de vitamine C. La composition complète, le support et le mode d’application font partie de l’intervention étudiée. [2]

Cette précision est particulièrement importante pour les vergetures. La revue présente un essai sur une crème réunissant un extrait de Centella, de l’alpha-tocophérol, du collagène hydrolysé et de l’élastine. Il ne s’agit donc ni de Centella seule ni d’une gélule. Lorsqu’une formule comporte plusieurs composants, on ne peut pas attribuer avec certitude l’ensemble du résultat à un seul d’entre eux.

La même attention s’applique aux études sur l’aspect de la peau ou la cellulite. La revue signale, pour plusieurs travaux, des méthodes d’évaluation variables et l’absence fréquente de groupe témoin. Ce sont des informations utiles pour lire les résultats avec mesure. Une photographie avant-après, un jugement de satisfaction et une mesure instrumentale ne répondent pas exactement à la même question.

Pour découvrir un soin contenant de la Centella, recherchez son nom dans la liste d’ingrédients et les modalités d’utilisation propres au produit. Les résultats d’un médicament local, d’un cosmétique et d’un complément oral ne sont pas interchangeables. Une personne enceinte doit notamment vérifier le soin envisagé avec un professionnel, plutôt que déduire une compatibilité générale de l’existence d’un ancien essai.

Microcirculation : un domaine étudié, avec des limites importantes

La revue systématique de 2013 consacrée à l’insuffisance veineuse chronique a retenu huit essais. Les effectifs des études allaient de 17 à 99 participants et leurs durées de 28 à 60 jours. Plusieurs travaux portaient sur des fractions triterpéniques de Centella. Cette précision rattache les observations à des préparations et à des populations définies, plutôt qu’à toute présentation de la plante. [4]

Les auteurs rapportent des évolutions favorables de certaines mesures de microcirculation, dont les pressions transcutanées d’oxygène et de dioxyde de carbone, la vitesse de gonflement de la cheville et la réponse veino-artériolaire. Ces paramètres aident les chercheurs à décrire un fonctionnement local. Leur intérêt clinique doit être examiné séparément de leur signification statistique.

La revue souligne justement des difficultés : critères d’inclusion variables, description insuffisante de la randomisation ou de l’aveugle, données quantitatives manquantes et incertitudes sur les valeurs de référence. Trois études ne fournissaient pas de résultats chiffrés utilisables pour certains symptômes. Les auteurs jugent donc les données insuffisantes pour une conclusion ferme sur l’efficacité clinique.

Il serait réducteur de nier l’existence de ces recherches ; il serait tout aussi réducteur d’en faire une promesse générale de jambes légères. Elles dessinent un sujet à approfondir avec de meilleurs essais. Elles ne correspondent pas à une reconnaissance par l’EMA d’une posologie orale veineuse, ni à une validation de toute formule qui contient de la Centella.

Si vous consultez pour une gêne dans les jambes, décrivez sa durée, les circonstances et les signes associés. Le diagnostic et les mesures proposées dépendent de votre situation. Une jambe soudainement gonflée et douloureuse ou un essoufflement brutal ne relèvent pas d’un choix de plante : ces signes nécessitent une aide médicale rapide.

Prolonger la lecture sur les jambes

Le dossier consacré à l’insuffisance veineuse développe les habitudes quotidiennes et les repères alimentaires liés à ce sujet.

Lire le dossier sur les jambes →

Mémoire et attention : ce que montre la synthèse clinique

Les traditions et les expériences précliniques expliquent aussi l’intérêt pour les fonctions cognitives. Il faut toutefois distinguer une observation sur des cellules nerveuses, un modèle animal et une évaluation humaine de la mémoire. Les domaines cognitifs sont multiples : attention, mémoire de travail, vitesse de traitement ou fonctions exécutives ne se confondent pas. [5]

La revue systématique et méta-analyse publiée en 2017 a rassemblé cinq essais sur la Centella seule et six sur des produits qui en contenaient. L’analyse n’a pas montré de différence significative par rapport au placebo dans les domaines cognitifs étudiés. Les auteurs mentionnent certains résultats sur des scores d’humeur ou de vigilance, mais soulignent l’insuffisance de preuves solides pour une amélioration cognitive générale.

Les préparations, les doses et les modalités d’évaluation variaient. Les signaux observés ne permettent pas de promettre une meilleure mémoire à toute personne prenant un produit contenant la plante. Un score mesuré à un moment précis ne démontre pas non plus une protection contre une maladie neurologique ou un bénéfice durable.

Cette synthèse permet de conserver une lecture curieuse sans construire une attente disproportionnée. Si des difficultés de mémoire apparaissent ou perturbent le quotidien, la première étape est de les décrire et de demander une évaluation adaptée. Leur origine ne peut pas être déduite d’une fiche ingrédient ni corrigée en choisissant uniquement un nom de plante.

Les principaux repères documentaires
Document Objet Lecture utile
Monographie EMA, 2022 Préparations traditionnelles pour usage cutané Parties aériennes, formes et conditions définies
Revue veineuse, 2013 Huit essais, 28 à 60 jours Signaux sur des paramètres de microcirculation ; limites méthodologiques
Revue sur les plaies, 2022 Quatre essais cliniques retenus Résultats à examiner avec la nature des soins et la préparation
Méta-analyse cognitive, 2017 Essais de Centella seule ou en association Pas de preuve solide d’amélioration cognitive générale

Comparer une préparation sans chercher une dose universelle

Pour comparer deux produits, commencez par le nom botanique, puis la partie végétale utilisée. Regardez ensuite s’il s’agit d’une poudre, d’un extrait ou d’une fraction enrichie. Ajoutez la quantité par gélule et par portion quotidienne, puis le nom des marqueurs et leur titrage lorsqu’ils sont indiqués. Cette progression transforme une étiquette technique en quelques informations faciles à classer.

Une quantité d’extrait ne se compare pas directement à une quantité de plante sèche. Un pourcentage d’asiaticoside ne décrit pas nécessairement l’ensemble des triterpènes. Un nombre de gélules ne précise pas ce qu’elles apportent. Plutôt que multiplier les conversions approximatives, gardez les unités originales et demandez les données manquantes pour la référence concernée.

La durée mérite la même attention. Les 28 à 60 jours des essais veineux décrivent leurs protocoles ; ils ne constituent pas une durée générale pour la peau, la mémoire ou une formule à plusieurs ingrédients. Les modalités d’un médicament cutané ont un autre périmètre. Le nombre de jours contenu dans un pot dépend, lui, du nombre de gélules utilisées quotidiennement.

Dans SVD Complex, la composition précise les parties aériennes de Centella asiatica, sous forme d’extrait sec, à 100 mg pour quatre gélules. Le rapport et le solvant d’extraction ainsi que le titrage en triterpènes ne sont pas annoncés. Ces renseignements peuvent compléter le portrait de l’extrait, sans transformer sa masse en une quantité supposée d’asiaticoside.

De la plante aux caractères d’une matière première

La revue de Bylka retrace la présence ancienne de la Centella dans plusieurs traditions et son entrée dans différentes pharmacopées. Ces ouvrages décrivent notamment l’identité et les caractéristiques de matières végétales. Ils constituent un autre type de document qu’un essai chez des participants. Leur intérêt est de préciser ce que l’on désigne avant même d’examiner une question clinique.

Dans cette histoire, le terme parties aériennes garde un rôle pratique. Il relie le nom botanique à la matière employée. Une préparation portant seulement le nom d’une molécule isolée raconte une autre étape : celle de la séparation d’un constituant. Entre la plante et cette molécule, les extraits proposent des profils intermédiaires, définis par leur procédé et leur caractérisation.

La revue cite, au-delà des quatre constituants les plus connus, d’autres acides triterpéniques et leurs glycosides. Elle mentionne également des phytostérols, des acides aminés et des sucres. Cette diversité montre pourquoi le gotu kola ne se résume pas à l’asiaticoside. L’analyse de la matière permet d’en décrire certaines familles, tandis que le fabricant précise les caractéristiques de l’ingrédient finalement incorporé.

Un lecteur peut ainsi suivre trois portraits complémentaires : l’identité de la plante, les constituants décrits dans la littérature et la composition d’une préparation donnée. Les relier rend la découverte plus concrète. Il n’est pas nécessaire de retenir chaque nom chimique pour apprécier ce parcours ; reconnaître la différence entre matière végétale, extrait et composé apporte déjà un bon repère.

Les tissus étudiés : plusieurs observations complémentaires

Dans les travaux rapportés par Bylka, les chercheurs ne s’intéressent pas seulement à une quantité de collagène. Ils peuvent suivre la fibronectine, des glycosaminoglycanes ou certaines caractéristiques mécaniques des tissus. Ces observations examinent des aspects différents d’un environnement cellulaire organisé. La matrice extracellulaire rassemble plusieurs composants et ne se décrit donc pas comme une simple réserve d’une protéine unique.

Le vocabulaire de migration ou de prolifération des fibroblastes porte lui aussi sur des comportements distincts : déplacement des cellules d’un côté, augmentation de leur nombre de l’autre. Une expérience peut étudier une réponse à une préparation définie, avec une durée et des conditions propres. Ces détails expliquent l’intérêt des mécanismes sans les confondre avec un résultat après ingestion d’une gélule.

Pour parcourir une publication, commencez par la préparation et le modèle, puis regardez la mesure. Une culture cellulaire, une observation chez l’animal et un essai chez des personnes ne racontent pas le même niveau d’expérience. Garder ces trois informations ensemble permet de découvrir une littérature riche tout en conservant le sens précis des résultats présentés.

La Centella dans SVD Complex : 100 mg d’extrait de parties aériennes

SVD Complex réunit quatre ingrédients de natures différentes : quercétine, hydrolysat de collagène de poisson, préparation de SOD de melon EXTRAMEL et extrait sec de Centella asiatica. Le gotu kola y est annoncé sous forme d’extrait de parties aériennes, à 100 mg pour la portion quotidienne de quatre gélules. Cette identification donne un prolongement concret à la découverte botanique de la plante.

Le complément associé MVN : SVD Complex

120 gélules à 84,00 €. Pour quatre gélules : quercétine issue de Sophora japonica 400 mg ; hydrolysat de collagène de poisson 300 mg ; extrait sec de parties aériennes de Centella asiatica 100 mg ; préparation de SOD de melon EXTRAMEL, concentré de jus de Cucumis melo en poudre, 100 mg avec une activité annoncée de 1 400 UI.

Quatre gélules par jour avec un verre d’eau, soit 30 jours de contenu. Enveloppe : pullulane. Excipient : amidon de riz ou fibre d’acacia selon fabrication. Les 100 mg de préparation de melon ne correspondent pas à 100 mg d’enzyme SOD isolée.

Explorer les quatre ingrédients →Découvrir SVD Complex →

L’arginine est proposée dans un flacon distinct : 500 mg de L-arginine par gélule, sans excipient ajouté, avec une enveloppe en pullulane. Son conseil est de trois gélules par jour aux repas, soit 1 500 mg et environ 33 jours de contenu pour 100 gélules. Le duo rassemble les deux références avec leurs prises et leurs compositions propres.

Découvrir l’arginine, l’autre flacon du duo

Un acide aminé distinct de la plante : sa fiche présente ses formes et le vocabulaire de l’oxyde nitrique.

Lire la fiche Arginine →Voir le flacon d’Arginine →

SVD Complex + Arginine – Duo Quercétine, Collagène & Arginine – 120 + 100 gélules

SVD Complex, 120 gélules, et L-Arginine 500 mg, 100 gélules, réunis à 96,05 € au lieu de 110,46 € pour l’achat séparé : 13 % de remise et 14,41 € d’économie.

Prix séparés : SVD Complex 84,00 € + L-Arginine 26,46 €. La Centella est présente dans SVD Complex ; l’arginine est apportée par le second flacon.

Comprendre le duo →Découvrir le duo →

Découvrir les autres ingrédients de la formule

La quercétine est un flavonoïde et la SOD de melon une préparation enzymatique. Leurs fiches permettent de poursuivre la découverte de chaque composant séparément.

Lire la fiche Quercétine →Lire la fiche SOD →

Les précautions réunies au même endroit

La monographie EMA relative à l’usage cutané mentionne une contre-indication en cas d’hypersensibilité à la substance ou aux autres Apiacées. Ses préparations ne conviennent pas, selon les recommandations du document, aux moins de dix-huit ans ni pendant la grossesse et l’allaitement faute de données suffisantes. Ces dispositions restent attachées aux formes décrites. SVD Complex et le duo ne conviennent pas pendant la grossesse ni l’allaitement ; pour un enfant ou un adolescent, ne transposez pas les doses de l’adulte. [1]

Pour la voie orale, une publication de 2005 décrit trois cas d’atteinte hépatique apparus après la prise de produits présentés comme contenant de la Centella. Cette série constitue un signal de vigilance ; elle ne permet pas de calculer la fréquence du risque ni de l’attribuer uniquement à des doses élevées prolongées. En cas de maladie du foie ou de médicaments, faites examiner la préparation exacte avant la prise. [6]

Une coloration jaune de la peau ou des yeux, des urines inhabituellement foncées ou une réaction importante après une prise justifient l’arrêt du complément et un avis médical rapide. SVD Complex contient du poisson et des crustacés : il ne convient pas en cas d’allergie à ces ingrédients. Faites également vérifier la composition en cas d’allergie au melon ou à un autre composant. Le collagène de poisson rend SVD Complex et le duo incompatibles avec une alimentation végétarienne, végétalienne ou vegan, malgré les enveloppes en pullulane.

En cas de traitement, de maladie chronique, notamment du foie ou des reins, ou d’intervention prévue, demandez conseil avant utilisation. La monographie cutanée indique qu’aucune interaction n’a été rapportée dans son périmètre ; cela ne démontre pas la compatibilité de toute formule orale avec tous les médicaments. Après un infarctus, demandez l’avis du cardiologue avant toute supplémentation en arginine. Respectez les doses, gardez les flacons hors de portée des enfants et conservez-les dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière.

À retenir pour découvrir le gotu kola

La Centella est une plante des Apiacées dont les parties aériennes et les composés triterpéniques intéressent la phytothérapie. Son histoire, les travaux sur la peau, les études veineuses et les recherches cognitives constituent des domaines différents. L’intérêt de la fiche est de les rendre lisibles, sans les réunir en une promesse unique.

Retenez surtout quatre repères : la partie de plante, la préparation, la voie d’utilisation et la quantité réellement apportée. Avec ces informations, les noms asiaticoside, extrait titré ou fraction triterpénique deviennent plus faciles à comprendre. Vous pouvez alors poursuivre la découverte avec les fiches liées, en gardant une distinction claire entre une plante, un ingrédient et une formule complète.

Questions fréquentes sur la Centella asiatica

Centella asiatica et gotu kola désignent-ils la même plante ?

Oui. Gotu kola est un nom courant de Centella asiatica, également appelée hydrocotyle asiatique ou herbe du tigre.

À quelle famille appartient-elle ?

À la famille des Apiacées. Le nom botanique complet aide à retrouver la plante dans les documents scientifiques et techniques.

Quelle partie de plante décrit le terme herba ?

Dans ce dossier, il renvoie aux parties aériennes de Centella asiatica, à distinguer d’une molécule isolée ou d’un produit fini.

Quels constituants sont les plus souvent étudiés ?

L’asiaticoside, le madécassoside, l’acide asiatique et l’acide madécassique, parmi les composés triterpéniques de la plante.

La Centella contient-elle naturellement du collagène ?

La Centella est une plante contenant notamment des composés triterpéniques. Elle est distincte du collagène, une protéine évoquée dans les travaux sur les tissus.

Que signifie triterpène pentacyclique ?

Ce terme décrit une famille et une structure chimiques comprenant cinq cycles. Il ne constitue pas une mesure de puissance d’un complément.

Une poudre et un extrait sont-ils identiques ?

La poudre résulte du broyage de la matière végétale. Un extrait est obtenu par un procédé qui sélectionne des constituants ; ses caractéristiques dépendent notamment des conditions d’extraction.

À quoi sert le titrage d’un extrait ?

Il indique une proportion mesurée pour un marqueur ou un groupe de composés défini. Il faut le lire avec la quantité d’extrait et la portion quotidienne.

Les 40 % cités pour certaines fractions désignent-ils tous les triterpènes ?

La revue de Bylka décrit notamment des fractions avec 40 % d’asiaticoside et un mélange d’acides asiatique et madécassique. Cette composition ne doit pas être rebaptisée 40 % de triterpènes totaux pour toute préparation.

Quel usage figure dans la monographie EMA de 2022 ?

Un usage traditionnel cutané pour aider à la cicatrisation des petites plaies, avec des formes de parties aériennes et des conditions définies.

Cette monographie fixe-t-elle une dose orale pour les jambes ?

Non. Elle concerne une voie cutanée et ne fournit pas une posologie orale veineuse applicable aux compléments.

Combien d’essais la revue veineuse de 2013 a-t-elle retenus ?

Huit essais, avec des durées de 28 à 60 jours. Les signaux observés sur certaines mesures doivent être interprétés avec leurs limites méthodologiques.

Que rassemble la revue de 2022 sur les plaies ?

Quatre essais cliniques retenus, avec différents critères de cicatrisation. Les auteurs demandent davantage de travaux pour consolider les conclusions.

Que retenir des recherches sur les fonctions cognitives ?

La méta-analyse de 2017 ne fournit pas de preuve solide d’amélioration cognitive générale. Elle distingue les domaines cognitifs des scores ponctuels d’humeur ou de vigilance.

Que contient SVD Complex ?

Pour quatre gélules : quercétine 400 mg, hydrolysat de collagène de poisson 300 mg, extrait sec de parties aériennes de Centella 100 mg, préparation de SOD de melon EXTRAMEL 100 mg avec 1 400 UI d’activité annoncée. Le pot de 120 gélules coûte 84,00 €.

Quelle quantité de Centella apporte SVD Complex ?

100 mg d’extrait sec de parties aériennes pour quatre gélules. Le titrage en triterpènes, le rapport et le solvant d’extraction ne sont pas précisés.

Quel conseil est affiché pour SVD Complex ?

Quatre gélules par jour avec un verre d’eau. Le contenu du pot ne constitue pas une durée minimale de cure ; les renouvellements se discutent selon la situation.

Combien de jours représente un pot ?

Un pot de 120 gélules correspond à 30 jours à quatre gélules par jour.

Quelle est l’offre SVD Complex + Arginine – Duo Quercétine, Collagène & Arginine – 120 + 100 gélules ?

96,05 € au lieu de 110,46 € séparément, soit 13 % de remise et 14,41 € d’économie. Prix séparés : SVD Complex 84,00 € et Arginine 26,46 €.

Quel flacon du duo contient la Centella ?

SVD Complex, dans son pot de 120 gélules. L’autre flacon contient de la L-Arginine 500 mg, en format de 100 gélules.

Une enveloppe végétale suffit-elle à confirmer un produit végétalien ?

Non. SVD Complex contient du collagène de poisson et mentionne les allergènes poisson et crustacés. SVD Complex et le duo ne conviennent pas aux végétariens, végétaliens ou vegan.

Quelles précautions garder avec une maladie du foie ?

Faites examiner la préparation exacte par votre médecin ou pharmacien avant une prise orale. Des cas d’atteinte hépatique ont été publiés ; ils ne permettent pas de calculer une fréquence du risque.

Comment prendre les deux flacons du duo ?

SVD Complex : quatre gélules par jour avec de l’eau, soit 30 jours. Arginine : trois gélules par jour aux repas, soit 1 500 mg et environ 33 jours de contenu.

Quels sont les excipients annoncés ?

SVD Complex utilise de l’amidon de riz ou de la fibre d’acacia selon fabrication. L’Arginine n’a pas d’excipient ajouté. Les enveloppes sont en pullulane.

Que désignent les 100 mg de SOD de melon ?

La masse de la préparation EXTRAMEL à base de concentré de jus de melon en poudre, avec une activité annoncée de 1 400 UI pour quatre gélules. Il ne s’agit pas de 100 mg de SOD isolée.

Quelles allergies vérifier avant SVD Complex ?

Le produit contient du poisson et des crustacés et ne convient pas en cas d’allergie à ces ingrédients. Faites également vérifier la composition en cas d’allergie au melon ou à un autre composant.

⚠️ Information importante

Les informations contenues sur cette page sont fournies à titre informatif et éducatif. Elles ne constituent pas un avis médical et ne remplacent ni un diagnostic ni une consultation. Les plantes présentées et non alléguées explicitement relèvent de l’usage traditionnel et sont présentées à titre documentaire. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Tenir hors de portée des enfants.

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