Addiction au sucre : est-elle vraiment comparable à la cocaïne ?

20/09/2026
Addiction au sucre, cerveau et dopamine avec aliments sucrés et alimentation équilibrée pour stabiliser la glycémie

Cette formule spectaculaire circule depuis des années dans les médias, sur les réseaux sociaux et dans certains ouvrages de nutrition. Elle s’appuie sur une réalité : les aliments très sucrés peuvent stimuler le système cérébral de la récompense, favoriser des envies répétées et devenir difficiles à limiter.

Mais elle transforme souvent des résultats obtenus chez l’animal en conclusion définitive pour l’être humain. Or, entre apprécier un dessert, ressentir une envie intense de chocolat et présenter une véritable addiction, il existe plusieurs niveaux qu’il faut distinguer.

Ce dossier propose une lecture rigoureuse et pratique. Nous allons examiner ce que la science sait du sucre, de la dopamine, des comportements compulsifs et des variations de glycémie. Nous verrons aussi pourquoi les produits très sucrés sont rarement composés de sucre seul, comment le sommeil, le stress et l’environnement alimentaire renforcent les envies, et quelles stratégies permettent de réduire les sucres ajoutés sans basculer dans la peur de manger.

L’objectif n’est pas de diaboliser les glucides, indispensables à une alimentation équilibrée, mais de retrouver de la liberté face aux produits qui captent facilement notre attention.

Sucre et cocaïne : d’où vient la comparaison ?

La comparaison vient principalement d’expériences réalisées chez des rats. Dans certains protocoles, les animaux disposent d’un accès intermittent à une solution sucrée, parfois après une période de restriction alimentaire. Ils peuvent alors développer une consommation très importante, manifester des signes comportementaux lors du retrait et montrer des modifications de systèmes cérébraux impliqués dans la récompense.

Dans une expérience souvent citée, des rats ont préféré une solution sucrée à une dose de cocaïne. Ce résultat a marqué les esprits, mais il ne signifie pas que le sucre serait universellement plus addictif que la cocaïne chez l’être humain.

Des expériences qui ne reproduisent pas la vie humaine

Plusieurs précautions sont indispensables. Un modèle animal simplifie volontairement la réalité. La préférence d’un rat dans un dispositif expérimental ne reproduit ni l’histoire personnelle, ni les contraintes sociales, ni les conséquences médicales d’une addiction humaine.

La restriction alimentaire et l’accès intermittent peuvent en outre amplifier la motivation pour la récompense sucrée. Enfin, une solution sucrée et une drogue psychoactive n’ont pas la même pharmacologie, la même toxicité ni le même potentiel de désorganisation de la vie quotidienne.

Prendre les difficultés au sérieux, sans comparaison excessive

Chez l’être humain, le sucre n’entraîne pas typiquement l’intoxication aiguë, la tolérance pharmacologique et le syndrome de sevrage caractéristiques de substances comme la cocaïne, l’alcool ou les opioïdes. Les envies de produits sucrés peuvent néanmoins devenir envahissantes et s’inscrire dans une perte de contrôle.

La bonne conclusion n’est donc ni « le sucre est une drogue dure », ni « le problème n’existe pas ». Il faut parler de comportements alimentaires, de système de récompense et, dans certains cas, d’alimentation compulsive.

Qu’est-ce qu’une addiction ?

Une addiction ne se résume pas au fait d’aimer quelque chose ou d’en consommer souvent. Les classifications médicales retiennent notamment la perte de contrôle, la poursuite du comportement malgré des conséquences négatives, l’importance croissante donnée au produit ou à l’activité, les tentatives répétées et infructueuses de réduction, ainsi qu’une souffrance ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou familial. Ces critères sont évalués dans un contexte clinique.

Distinguer une expression courante d’un diagnostic

Le terme « addiction au sucre » n’est pas, à lui seul, un diagnostic officiellement établi au même titre que les troubles liés à l’usage de cocaïne. En revanche, l’hyperphagie boulimique et la boulimie sont des troubles du comportement alimentaire reconnus.

Ils peuvent inclure une consommation rapide et incontrôlée d’aliments riches en sucre, mais ils ne se définissent pas par une molécule unique. Lors d’une crise, les aliments recherchés associent fréquemment sucre, matières grasses, sel, textures agréables et forte densité énergétique.

Quand la perte de contrôle nécessite un accompagnement

Certains chercheurs utilisent la notion d’« addiction alimentaire » pour décrire des comportements ressemblant à une dépendance, surtout vis-à-vis d’aliments hautement transformés. Cette approche reste discutée : est-ce une addiction à certains aliments, au fait de manger, à la récompense, ou la conséquence d’un trouble plus large ?

Le débat n’empêche pas de prendre au sérieux la perte de contrôle. Si les épisodes sont fréquents, vécus dans la honte, suivis de compensations ou associés à une détresse importante, une consultation auprès d’un médecin, d’un psychologue ou d’un diététicien spécialisé est indiquée.

Dopamine : désir, apprentissage et système de récompense

La dopamine est souvent appelée « hormone du plaisir », mais cette expression est réductrice. Elle participe surtout à la motivation, à l’apprentissage et à l’anticipation d’une récompense. Lorsqu’un aliment agréable est consommé, le cerveau enregistre le contexte : l’heure, le lieu, l’odeur, l’emballage, l’émotion et même l’écran regardé au même moment. À force de répétitions, ces indices peuvent déclencher une envie avant que la faim physiologique apparaisse.

Le sucre fournit rapidement de l’énergie et son goût sucré a une valeur biologique ancienne. Dans un environnement où l’énergie était rare, rechercher des aliments mûrs ou riches en glucides constituait un avantage.

Aujourd’hui, le cerveau rencontre des produits conçus pour être immédiatement accessibles, bon marché, très aromatiques et faciles à consommer. Le problème ne vient donc pas d’un défaut moral. Il naît de la rencontre entre un système de récompense efficace et un environnement qui sollicite ce système en permanence.

Récompense ne signifie pas automatiquement dépendance

Une hausse de dopamine n’est pas la preuve d’une addiction. Manger, écouter de la musique, faire du sport, apprendre ou retrouver une personne aimée mobilisent aussi les circuits de récompense. La différence se situe dans l’intensité, la vitesse, la répétition et les conséquences.

Les drogues comme la cocaïne agissent directement sur la neurotransmission et produisent des effets pharmacologiques d’une ampleur différente. Les aliments utilisent les voies normales de la motivation, même si des produits très gratifiants peuvent favoriser des automatismes puissants.

Modifier les automatismes progressivement

La bonne nouvelle est que ces apprentissages ne sont pas figés. Lorsque l’on modifie progressivement les achats, les horaires, les portions et les réponses au stress, les signaux perdent de leur force. Le palais s’adapte également : après quelques semaines de réduction graduelle des sucres ajoutés, un produit auparavant ordinaire peut paraître très sucré.

Le sucre seul n’explique pas tout

Parler uniquement de sucre masque la nature des produits les plus difficiles à réguler. Une pomme contient des sucres, mais aussi de l’eau, des fibres, des micronutriments et une structure qui demande de mâcher.

Un bonbon ou une boisson sucrée apporte une récompense plus concentrée, consommable rapidement et avec une faible satiété. Une pâtisserie associe sucre, matières grasses, farine raffinée, arômes et texture fondante. Cette combinaison augmente souvent la palatabilité bien davantage que le sucre isolé.

Les aliments ultra-transformés peuvent être formulés pour offrir un contraste de textures, une dissolution rapide en bouche et une intensité aromatique constante. Ils se mangent vite, parfois sans assiette ni attention, ce qui réduit le temps nécessaire à la perception de la satiété. Leur emballage, leur disponibilité et leur marketing renforcent encore l’apprentissage. Dire que tout vient de la volonté individuelle est donc injuste et peu utile.

Fruits entiers, jus et sucres libres

Il faut également distinguer les sucres naturellement présents dans les fruits entiers et les produits laitiers nature des sucres libres ou ajoutés. Les sucres libres comprennent les sucres ajoutés par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, ainsi que ceux des jus de fruits, sirops et miel.

Le jus ne possède pas la même matrice que le fruit entier : il se boit vite, rassasie moins et permet d’ingérer le sucre de plusieurs fruits en quelques minutes.

Réduire les apports fréquents, sans supprimer tous les glucides

L’objectif prioritaire est donc de réduire les boissons sucrées, confiseries, desserts industriels, céréales très sucrées, biscuits et sauces sucrées consommés fréquemment. Il n’est généralement pas nécessaire d’éliminer les fruits entiers, les légumineuses, les féculents complets ou tous les glucides. Une restriction excessive peut même augmenter la préoccupation alimentaire et préparer un épisode de perte de contrôle.

Glycémie, index glycémique et retour de la faim

Après un repas contenant des glucides digestibles, le glucose sanguin augmente. Le pancréas libère alors de l’insuline, qui aide les cellules à utiliser ou stocker ce glucose. Cette réponse est physiologique. Elle devient moins favorable lorsque les apports sont très concentrés, répétés, pauvres en fibres et associés à une faible activité physique, surtout chez les personnes présentant une résistance à l’insuline.

Index et charge glycémiques : des outils, pas un régime

L’index glycémique classe les aliments selon la vitesse à laquelle ils élèvent la glycémie dans des conditions standardisées. La charge glycémique tient aussi compte de la quantité consommée. Ces outils sont utiles, mais ne doivent pas transformer chaque repas en équation. La cuisson, le broyage, la maturité, la portion et l’association avec des protéines, des lipides ou des fibres changent la réponse réelle.

Une envie ne suffit pas à diagnostiquer une hypoglycémie

Une boisson sucrée prise seule peut provoquer une hausse rapide, puis une baisse qui s’accompagne parfois de fatigue ou d’une nouvelle envie. Cela ne signifie pas que toute envie de sucre est une hypoglycémie. La faim, le stress, l’habitude, l’émotion et la disponibilité du produit peuvent produire la même sensation. En cas de tremblements, sueurs, malaise, traitement antidiabétique ou symptômes répétés, il faut demander un avis médical plutôt que s’autodiagnostiquer.

Associer les aliments dans le repas

Pour stabiliser un repas, on peut associer une source de protéines, des légumes ou un fruit entier, une source de fibres, un féculent peu raffiné et une quantité adaptée de matières grasses. Par exemple : lentilles, légumes et œuf ; yaourt nature, flocons d’avoine et fruits ; pain complet, houmous et crudités. Cette structure ralentit la digestion et améliore généralement la satiété.

Pourquoi les envies augmentent-elles avec le stress ?

Le stress aigu mobilise l’organisme. Le stress chronique, lui, peut perturber le sommeil, modifier les signaux de faim et favoriser la recherche d’une récompense immédiate. Un aliment sucré devient alors un moyen rapide de créer une pause, d’apaiser une tension ou de marquer la fin d’une journée difficile. Si ce soulagement est répété, le cerveau apprend l’association « inconfort = sucre ».

Multiplier les réponses possibles à une émotion

Cette stratégie fonctionne à court terme, ce qui explique sa persistance. Le problème apparaît lorsqu’elle devient la seule réponse disponible. Il est alors plus efficace d’ajouter d’autres moyens de régulation que d’interdire brutalement l’aliment : marcher dix minutes, appeler une personne, boire une boisson chaude non sucrée, respirer lentement, sortir de la pièce, prendre une vraie collation ou identifier l’émotion.

Sommeil et repas sautés : regarder le contexte

Le sommeil joue un rôle majeur. Une nuit insuffisante augmente souvent la faim et l’attrait des aliments très énergétiques. Le cerveau fatigué privilégie la récompense immédiate et la planification devient plus difficile. Avant de chercher le complément ou le régime parfait, restaurer une heure de coucher régulière et une durée de sommeil suffisante peut changer sensiblement les envies.

Les repas sautés constituent un autre facteur fréquent. Une personne qui se restreint toute la journée arrive le soir avec une faim biologique intense. Dans ce contexte, demander à la volonté de résister à des biscuits visibles est irréaliste. Des repas réguliers et rassasiants ne sont pas un manque de discipline : ils réduisent la pression physiologique qui alimente la compulsion.

À paraître : sommeil et alimentation, stress et alimentation

Deux dossiers prévus pour approfondir les habitudes évoquées ici. Leurs articles existent en brouillon ; aucun lien n’est activé avant leur publication.

Les édulcorants sont-ils une solution ?

Les édulcorants intenses et les polyols peuvent réduire l’apport en sucre de certains produits. Ils peuvent être utiles dans une transition, notamment lorsqu’ils remplacent régulièrement une boisson sucrée. Ils ne sont cependant pas indispensables et ne rendent pas automatiquement un produit équilibré. Maintenir un goût très sucré peut aussi empêcher certaines personnes de réhabituer leur palais à des saveurs moins intenses.

Les effets dépendent du produit, de la dose et du contexte alimentaire. Certains polyols peuvent provoquer des ballonnements ou un effet laxatif. Les boissons « zéro » ne fournissent pas de sucre, mais peuvent entretenir un rituel ou une préférence pour le goût sucré. L’eau, les eaux aromatisées maison, le thé ou les infusions sans sucre restent de bonnes boissons quotidiennes.

Réduire les sucres ajoutés sans déclencher une guerre alimentaire

Une stratégie durable commence par l’observation. Pendant quelques jours, notez les moments où le sucre est consommé, sans calculer chaque calorie : petit-déjeuner, pause de 10 heures, retour du travail, soirée devant un écran. Ajoutez le niveau de faim, l’émotion et le contexte. Cette cartographie révèle souvent deux ou trois situations prioritaires.

1. Commencer par les boissons

Les sodas, thés glacés, boissons énergétiques, cafés aromatisés et jus représentent une source importante de sucres libres. Diminuez progressivement la quantité ou la fréquence : moitié de la portion, alternance avec de l’eau gazeuse, dilution du jus, puis consommation occasionnelle. Une réduction graduelle est souvent mieux tolérée qu’un arrêt présenté comme définitif.

2. Construire un petit-déjeuner rassasiant

Un petit-déjeuner uniquement composé de céréales sucrées ou de viennoiseries peut laisser revenir la faim rapidement. Des options plus rassasiantes associent protéines et fibres : yaourt nature et flocons d’avoine, œufs et pain complet, fromage blanc et fruit entier, ou tartine complète avec purée d’oléagineux sans sucre ajouté.

3. Prévoir une vraie collation si nécessaire

Une collation n’est pas obligatoire, mais elle peut éviter d’arriver affamé au repas. Fruit et poignée de noix, yaourt nature, tartine complète ou crudités avec houmous apportent davantage de satiété qu’une succession de petits biscuits. L’idée n’est pas d’interdire le biscuit, mais de ne pas lui demander de répondre seul à une faim importante.

4. Modifier l’environnement

La visibilité et l’accessibilité influencent fortement la consommation. Rangez les produits très sucrés hors du champ visuel, achetez des formats individuels si les grands paquets entraînent une perte de repères, placez les fruits et les aliments simples à portée de main. Évitez de faire les courses en ayant très faim et utilisez une liste.

5. Garder une place au plaisir

Une interdiction totale peut augmenter l’obsession. Décider de manger un dessert apprécié, assis, sans écran et sans culpabilité est différent de grignoter automatiquement. Servez une portion, goûtez-la vraiment et observez la satisfaction. Le plaisir conscient aide davantage à réguler qu’une alternance de contrôle rigide et de craquage.

6. Lire les étiquettes avec méthode

La ligne « dont sucres » du tableau nutritionnel inclut les sucres naturellement présents et ajoutés. La liste des ingrédients permet de repérer sucre, sirop de glucose-fructose, dextrose, miel, concentré de jus et autres sources. Comparez des produits de même catégorie plutôt que de chercher un chiffre universel. Un yaourt nature et un ketchup n’ont pas le même rôle ni la même portion.

7. Réduire progressivement les recettes maison

Dans de nombreux gâteaux, la quantité de sucre peut être diminuée par étapes sans compromettre la texture. Les épices, la vanille, les fruits, le cacao non sucré et les zestes renforcent l’arôme. Attention cependant à ne pas remplacer systématiquement le sucre par de grandes quantités de miel ou de sirop : ils restent des sucres libres.

Quand faut-il demander de l’aide ?

Une consultation est recommandée lorsque la nourriture occupe une place envahissante, lorsque les épisodes de perte de contrôle sont répétés, ou lorsqu’ils entraînent culpabilité, isolement, vomissements, jeûnes compensatoires ou exercice excessif. Une prise en charge adaptée ne repose pas sur la honte. Elle peut associer suivi médical, thérapie cognitivo-comportementale et accompagnement diététique.

Symptômes métaboliques : ne pas retarder le bilan

Un bilan médical est également pertinent en cas de soif intense, urines fréquentes, fatigue inhabituelle, perte de poids inexpliquée, antécédents familiaux de diabète ou glycémie élevée. Les conseils alimentaires généraux ne remplacent pas le diagnostic ni le traitement d’un diabète, d’une hypoglycémie ou d’une autre pathologie métabolique.

Chrome : ce que l’on peut réellement en dire

Le chrome est un oligoélément impliqué dans le métabolisme. Dans l’Union européenne, les allégations autorisées indiquent que le chrome contribue au métabolisme normal des macronutriments et au maintien d’une concentration normale de glucose dans le sang. Ces formulations précises ne signifient pas qu’un complément au chrome traite le diabète, supprime les envies de sucre, provoque une perte de poids ou soigne une addiction alimentaire.

Le produit MVN ciblé apporte du chrome élémentaire à hauteur de 120 µg par gélule, sous forme de picolinate. Sa composition a été vérifiée sur la fiche produit. Il doit être présenté comme un complément alimentaire, jamais comme une solution isolée. L’équilibre des repas, l’activité physique, le sommeil et l’accompagnement médical restent prioritaires.

Les personnes traitées pour un diabète ou présentant une maladie chronique doivent demander conseil à leur professionnel de santé avant toute supplémentation. Un complément ne doit pas conduire à modifier un traitement ni à retarder une consultation.

🌿 Le complément ciblé

Chrome — Picolinate de chrome 120 µg

Le chrome est un oligoélément qui contribue au maintien d’une concentration normale de glucose dans le sang et au métabolisme normal des macronutriments. La formule MVN apporte 120 µg de chrome élémentaire sous forme de picolinate par gélule végétale, avec des fibres d’acacia et une enveloppe en pullulane.

✓ Ce qu’il faut retenir

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Complément alimentaire. Ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Il ne traite pas l’addiction au sucre ou le diabète.

Un plan pratique sur quatre semaines

Semaine 1 : observer et sécuriser les repas

Notez les principaux apports sucrés et assurez trois repas suffisamment nourrissants. Ne cherchez pas encore la perfection. Ajoutez une source de protéines et de fibres au repas le plus fragile. Remplacez une boisson sucrée quotidienne par de l’eau ou une boisson non sucrée.

Semaine 2 : agir sur l’environnement

Réorganisez les placards, préparez deux collations simples et évitez les grands formats des produits difficiles à réguler. Choisissez un seul moment où vous consommez votre douceur préférée en pleine attention, plutôt que de la picorer toute la journée.

Semaine 3 : réduire l’intensité sucrée

Diminuez le sucre ajouté au café, au yaourt ou aux recettes. Comparez les étiquettes de deux produits habituels et retenez celui qui contient moins de sucres sans multiplier les additifs. Continuez à manger des fruits entiers.

Semaine 4 : consolider les réponses au stress

Identifiez deux alternatives réalistes lorsque l’envie est émotionnelle : marcher, respirer, prendre une douche, écrire, appeler quelqu’un ou préparer une boisson chaude. Si l’envie reste forte, mangez sans culpabilité et observez ce qui vous satisfait réellement. Le progrès se mesure à la fréquence et à l’intensité des automatismes, pas à une perfection impossible.

Questions fréquentes

Le sucre crée-t-il un sevrage ?

Certaines personnes rapportent irritabilité, maux de tête ou fortes envies lorsqu’elles modifient brutalement leurs habitudes. Ces symptômes peuvent aussi être liés à la réduction simultanée de caféine, au manque de sommeil, à une restriction énergétique ou au changement de routine. Ils ne prouvent pas que le sucre agit comme la cocaïne. Une réduction progressive et des repas suffisants sont généralement plus confortables.

Faut-il supprimer tous les glucides ?

Non. Les légumineuses, céréales complètes, pommes de terre, fruits et produits laitiers nature peuvent s’intégrer à une alimentation équilibrée. Les priorités sont les sucres libres, les boissons sucrées et les produits très raffinés consommés fréquemment. Supprimer tous les glucides sans indication médicale peut réduire les fibres et rendre l’alimentation difficile à maintenir.

Le miel, le sirop d’agave ou le sucre de coco sont-ils meilleurs ?

Ils possèdent des saveurs et compositions légèrement différentes, mais restent des sucres libres. Leur image naturelle ne justifie pas une consommation illimitée. Le meilleur choix est souvent celui que l’on utilise en petite quantité et dont on apprécie réellement le goût.

Les fruits entretiennent-ils l’addiction au sucre ?

Les fruits entiers apportent eau, fibres et micronutriments. Leur structure ralentit la consommation et favorise la satiété. Pour la majorité des personnes, ils ne sont pas la cible prioritaire d’une réduction. Les jus et smoothies très filtrés se rapprochent davantage d’une boisson sucrée par leur vitesse d’ingestion.

Le chrome coupe-t-il les envies de sucre ?

Cette promesse n’est pas une allégation de santé autorisée. Le chrome contribue au maintien d’une concentration normale de glucose dans le sang et au métabolisme normal des macronutriments. Il ne remplace ni des repas équilibrés, ni un suivi médical, ni une prise en charge d’un trouble du comportement alimentaire.

Combien de temps faut-il pour perdre l’habitude du goût très sucré ?

Il n’existe pas de délai universel. Beaucoup de personnes constatent une adaptation en quelques semaines lorsqu’elles réduisent progressivement l’intensité sucrée. Les habitudes sociales et émotionnelles peuvent demander davantage de temps. Une rechute ponctuelle n’annule pas l’apprentissage.

À retenir

  • La formule « le sucre est pire que la cocaïne » simplifie abusivement des résultats surtout issus de modèles animaux.
  • Les aliments sucrés mobilisent le système de récompense, mais cela ne suffit pas à les assimiler à une drogue dure.
  • Les produits associant sucre, matières grasses, arômes et textures faciles à consommer sont souvent plus difficiles à réguler que le sucre isolé.
  • Le stress, le manque de sommeil, les repas sautés et l’environnement alimentaire renforcent les envies.
  • La réduction progressive des sucres libres est plus durable qu’une interdiction totale de tous les glucides.
  • Le chrome contribue au maintien d’une concentration normale de glucose dans le sang et au métabolisme normal des macronutriments, sans constituer un traitement de l’addiction ou du diabète.

Sources et références

  1. Avena NM, Rada P, Hoebel BG. Evidence for sugar addiction: behavioral and neurochemical effects of intermittent, excessive sugar intake. Neurosci Biobehav Rev. 2008;32(1):20-39.
  2. Colantuoni C, Rada P, McCarthy J et al. Evidence that intermittent, excessive sugar intake causes endogenous opioid dependence. Obes Res. 2002;10(6):478-488.
  3. Lenoir M, Serre F, Cantin L, Ahmed SH. Intense sweetness surpasses cocaine reward. PLoS One. 2007;2(8):e698.
  4. Westwater ML, Fletcher PC, Ziauddeen H. Sugar addiction: the state of the science. Eur J Nutr. 2016;55(Suppl 2):55-69.
  5. Schulte EM, Avena NM, Gearhardt AN. Which foods may be addictive? PLoS One. 2015;10(2):e0117959.
  6. World Health Organization. Guideline: Sugars intake for adults and children. Geneva: WHO; 2015.
  7. Hall KD et al. Ultra-processed diets cause excess calorie intake and weight gain. Cell Metab. 2019;30(1):67-77.e3.
  8. St-Onge MP et al. Sleep duration and quality: impact on lifestyle behaviors and cardiometabolic health. Circulation. 2016;134:e367-e386.
  9. Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires.

⚠️ Information importante

Les informations contenues sur cette page sont fournies à titre informatif et éducatif. Elles ne constituent pas un avis médical et ne remplacent ni un diagnostic ni une consultation. Seules les mentions signalées comme allégations autorisées ✅ correspondent à des formulations validées par le Règlement (UE) n° 432/2012. Les plantes présentées et non alléguées explicitement relèvent de l’usage traditionnel et sont présentées à titre documentaire. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Tenir hors de portée des enfants.

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